Bordeaux Aquitaine Marine

Naufrages en Aquitaine

Gironde et atterrages - Landes et Arcachon - Pays basque

1. GIRONDE ET ATTERRAGES

26 décembre 1836 - LISE Deux rapports publiés par le journal bordelais «Le Publicateur» présentent le naufrage, le premier rédigé par le commandant du navire sauveteur RAPPORT du capitaine ROBERT, commandant le VIGEAN Extrait du journal bordelais le Publicateur du 12 janvier 1837Il y avait huit jours que j'étais entré dans le golfe de Gascogne, venant du Sénégal pour me rendre à Bordeaux, assailli par le mauvais temps, lorsque, le 31 décembre dernier, étant par 45°55' de latitude et 48' de longitude, à la cape, sous les deux huniers, avec bas ris et le petit foc tribord amure, j’aperçus sous le vent un navire désemparé de tout et presque coulé, ayant son pavillon français en berne établi sur des bigues; je lis de suite porter sur lui, et lorsque je fus à portée de le voir je le hêlai ; le capitaine Rabère , de Pauillac, qui était sur son pont, submergé avec son équipage, me répondit qu'ils étaient dans la dernière détresse, et que depuis le 26 du même mois ils n'avaient échappé à la mort que par le pénible travail de la pompe, qu'ils n'avaient pas abandonnée un seul instant ; son navire était la Lise , de Bordeaux, venant de Dunkerque. Je l'encourageai autant que possible à prendre patience et lui certifiai que je ne l'abandonnerai pas dans cette cruelle position, quelque fut la difficulté qu'offrait une mer extrêmement grosse : ils me répondirent tous en me tendant les bras. Malgré le mauvais temps et la violence du vent, je fis de suite mes dispositions pour mettre notre chaloupe à la mer, ce que nous fîmes avec beaucoup de peine ; et, après m'être rapproché autant que possible de ce navire, je l'envoyai, montée de quatre hommes et de mon second, sauver les naufragés, qui se composaient de six hommes, y compris le capitaine et le second ; nous les reçûmes une demi-heure après , non sans avoir exposé de nouveau leur existence dans le trajet des deux navires , malgré les précautions et le courage de M. Livardin, mon second. Ces malheureux étaient exténués de fatigue et avaient les pieds très enflés ; aussitôt, tous les soins que nous pûmes employer leur furent prodigués, le mousse, anglais de nation , avait totalement perdu la raison ; quatre ou cinq jours après tous furent a peu près rétablis, à l'exception de ce dernier, qui est encore malade. RAPPORT du capitaine RABERE, commandant la goëlette la LISE , de Bordeaux. Extrait du journal bordelais le Publicateur du 13 janvier 1837 Je suis parti de Dunkerque le 24 décembre, avec un chargement d'huile, haricots et autres marchandises pour Bordeaux. Le 26 , étant à 10 lieues environ N.-N.- O. de l’île Bas, j'ai été assailli par une forte tempête qui m'obligea de mettre à la cape ; le soir à 6 heures, je reçus un coup de mer qui nous chavira et nous démâta complètement; dans celte position, j 'embarquai une grande quantité d'eau par les ouvertures du navire ; le navire, étant redressé, notre premier soin fut de pomper et de nous dégager du restant de la mâture. Le 2 , nous installâmes des bigues sur lesquelles nous établîmes un hunier : les vents venant de tertre, nous poussaient toujours au large. Le 29, nous fûmes de nouveau désemparés du mât de fortune que nous avions établi ; enfin, le 31, par 43° 55’ de latitude et 48 de longitude, nous aperçûmes un navire, nous nous empressâmes de lui faire des signaux auxquels ils répondirent : ce navire était le Vigean , capitaine Robert, se rendant du Sénégal à Bordeaux ; il fit route sur nous. A 10 heures, le capitaine nous héla et nous offrit ses services , notre position était si critique, qu'ayant rassemblé tout mon équipage, nous décidâmes pour notre salut d'abandonner le navire et de nous réfugier à bord du navire du capitaine Robert qui nous lit prendre par sa chaloupe ; il éprouva beaucoup de difficulté pour faire cette manœuvre, et ce n'est qu'à force de courage et par leur grande persévérance qu'ils parvinent à nous sauver. Je n'ai eu qu'a me féliciter de l'humanité avec laquelle nous avons été reçus par le capitaine Robert, ainsi que par sou second, M. Livardin , qui nous ont traités tous avec beaucoup d'égard. 1870 - ALINE EMMA (Courrier de la Rochelle, février 1870) «Jeudi, l'administration de la marine à La Rochelle recevait une dépêche de l'inscription maritime à Royan, annonçant que le brick Aline Emma était abandonné, sur ses ancres, dans les parages de Maumusson. Ce navire, commandé par le capitaine au long-cours Michel, du Havre, venant de Tampico, allant à Bordeaux, avait été aperçu, mardi dernier, par une très- grosse mer, avec son pavillon en berne, au-milieu des bancs de l'entrée de la Gironde. Au flot, il avait eu une chaîne cassée et il avait chassé sur ses ancres, jusqu'au près de la dangereuse côte d'Avert, dans les brisants de laquelle l'équipage a eu à passer une cruelle nuit, perché dans la mâture, et sans qu'il fût possible de lui porter secours. Cependant le lendemain matin, malgré une houle énorme, le pilote Chagnollo, de Pauillac, est parvenu à recueillir dans sa barque et à conduire à Royan cet équipage composé de dix hommes impuissants à. appareiller le navire. Quelques heures plus tard, le vapeur la Suzanne, capitaine Patoizeau, apercevant un bâtiment en dérive vers les bancs et les brisants, cacatois en croix, et sans personne à bord, parvenait non sans danger à le prendre à la remorque et le mettait en sûreté dans notre port, Jeudi, L'équipage; et le capitaine Michel sont arrivés à La Rochelle pour prendre possession de leur bâtiment qui n'a pas éprouvé d›avaries sérieuses ; mai» avant de faire route sur Bordeaux, il reste à régler la difficile question des indemnités de sauvetage. 25 août 1882 – MATHILDE (Extrait des Annales du Sauvetage Maritime) Le sloop la Mathilde de Bordeaux s'est échoué le 25 août, à huit heures du matin, à 4 kilomètres du phare de la Coubre, par une tempête très violente d'ouest et une mer très grosse. Ce petit navire, très léger, ayant été surpris par la bourrasque au moment il doublait la pointe de la Coubre, il n'a pu lutter contre la force du vent et du courant, qui l'ont entraîné au milieu des brisants, il a chaviré. Le brigadier des douanes Le Prévôt, et le préposé Boinard, ayant revêtu leur ceinture de sauvetage, se jetèrent résolument à l'eau pour secourir les naufragés. Après de grands efforts, Le Prévôt réussjt à s'emparer de l'un d'eux et à le tirer d'un danger imminent ; les trois autres ont été secourus par les sieurs Rousseau fils, peintre à la Tremblade, et Moros, gardien du phare de Bonne-Anse, aidés eux- mêmes dans leur périlleuse opération par Le Prévôt et Boissard, qui les retenaient au moyen d'une corde. 25 novembre 1882 - TOMASITA (Extrait des Annales du Sauvetage Maritime) Entre 11 heures du matin et midi, le brick goélette espagnol Tomasita, surpris par un épais brouillard qui l'empêchait de reconnaître sa position, alla s'échouer par un vent violent sur la pointe de la Coubre, à deux kilomètres, à droite du phare. Entraîné par les courants, dans les brisants, ce navire, arrivé près de terre, toucha sur un banc de sable et se brisa en moins de quarante minutes. Accourus aussitôt sur le lieu du sinistre, le sous-brigadier Lucas, le préposé des douanes Caille t., les agents du phare, Gaillard et Moros ; ceux des forêts, Fradin, Boffreton et Tjupuis, Voyant le danger auquel était exposé l'équipage, se jetèrent résolument, à l'eau et furent assez heureux pour sauver huit hommes sur onze. Tous ces agents, dans l'eau jusqu'à la ceinture, parfois jusqu'au cou, jetés sur le sable, roulés au milieu des débris ont couru les plus grands dangers et les uns et les autres ont été contusionnés ou blessés plus ou moins grièvement par les poteaux de mine qui formaient le chargement du navire ou par d'autres épaves. MOROS a saisi le premier trois des naufragés : LUCAS a recueilli le mousse presque inanimé : et enfin les quatre autres, parmi lesquels se trouvait le capitaine, ont été sauvés par GAILLARD, FRADIN, BOFFRETON et DUPUIS. 23 et 24 septembre 1906 – X (goélette à vapeur) (Extrait des Annales du Sauvetage Maritime) La Tremblade, 26 novembre 1906. MONSIEUR LE PRÉSIDENT, Le 23 novembre 1906, par une brume intense, le maître de phare de La Coubre, accompagné d'un gardien, se rendait vers 10 heures du matin à la cabane de la Sirène, située près de l'ancien phare, lorsqu'il aperçut un vapeur échoué à la Pointe de La Coubre. Il prit immédiatement des dispositions pour réunir le personnel nécessaire au transport du canon porte-amarres et à midi le matériel était arrivé sur le lieu du sinistre. Prévenu par télégramme, je me rendis sur les lieux, à 1 heure et demie, et pris aussitôt toutes les mesures pour secourir l'équipage du vapeur. Le navire avait le cap au Nord et se présentait par le travers. La basse mer était à 3 heures et demie, mais pour pouvoir opérer le sauvetage pendant l'étalé, s'il en était besoin, à 2 heures et demie la dislance du bateau me paraissant être de 280 à 300 mètres, je pus envoyer une flèche qui, entraînant la ligne par le milieu du navire, alla de l'autre côté, tomber à une distance évaluée par l'équipage à 100 mètres environ. La communication était donc établie après un seul coup de canon et il me fut possible de correspondre avec le capitaine qui me fit savoir qu'une partie de l'équipage demandait à quitter le navire. Je m'entendis avec lui pour cette opération. J'envoyai une aussière à bord et, au moment de Pétale, un canot abrité par la coque du navire fut mis à la mer et, à l'aide de l'aussière, put gagner la terre. Nous recueillîmes, pendant cette première journée, dix hommes de l'équipage. Des dispositions furent prises ensuite pour conserver la communication pendant toute la marée. A 10 heures et demie, le soir, l'avant du bâtiment, ayant flotté, il vint cap à terre. La basse mer du jour suivant, le 24 novembre, à 4 heures du matin, il avait été entendu avec le capitaine que rien ne serait tenté pen dant la nuit, à moins de nécessité absolue. Néanmoins, nous étions sur les lieux et, dans la matinée, le capitaine faisait savoir que le navire était défoncé et qu'il était obligé de l'abandonner avec le reste de l'équipage. Il fut alors convenu que l'opération aurait lieu à la basse mer du soir. Pendant cette seconde journée, la mer était restée très grosse et la nouvelle position du bâtiment ne permettant plus de protéger une embarcation, je fis établir un va-et-vient. Dans l'intervalle, je m'étais assuré du concours d'un bateau plat de pêcheurs de la localité et de son équipage pour être utilisés, s'il était possible, concurremment avec le va-et-vient. Au moment de l'étale, la mer devint meilleure et l'on put, à l'aide d'un bateau plat, amener à terre le reste de l'équipage. Je me fais un devoir de signaler, en cette circonstance, le zèle apporté par le personnel du phare, les gardes forestiers et les douaniers présents, pendant tout le cours des opérations. Le Conducteur des Ponts et Chaussées, Signé : HEURTIN. 19 décembre 1894 – THEOPHILE-FELIX (Annales du Secours Maritime) Le mardi 19 courant, j'ai reçu du sémaphore de la Coubre le télégramme suivant ; « Pilote Pauillac à capitaine Progrès, Royan. Navire en détresse dans Ouest, demande remorqueur. » Immédiatement je fis procéder à l'allumage des feux, et à 1h 4$ je larguais le corps mort et faisais route pour sortir de la rivière ; forte brise de S.-O., mer grosse, vilaine apparence de temps. \ A 3 h. 45, me trouvant en dehors des passes de la Gironde, je communiquais avec la chaloupe de pilote Arthémise-Marie-Amelina, pilote FORESTIER, de Royan, lequel me dit que le navire en détresse était la goélette française Théophile-Félix, de Nantes, qu'il l'avait rencontrée sur les 11 heures dans le Sud de Chardonnière, à environ 7 ou 8 milles ayant près d'elle à l'observer un cotre pécheur du port de La Rochelle, lequel probablement l'aurait prise à la remorque pour la conduire dans le pertuis d'Antioche. Malgré cela je fis route pour aller à sa rencontre et restai jusqu'à la nuit. Après avoir exploré l'horizon dans tous les sens et n'avoir rien vu, le brouillard venant et le vent soufflant presque en tempête avec mer très grosse, je virai dé bord et me maintiens cap au S.-S.-O., pour attendre une éclaircie. A 6 heures et demie le vent fraîchissant de pins en plus, dans une éclaircie j'aperçus le feu de la Coubre ; je le relevai au compas et fis route pour donner en Gironde. A 7 heures et demie j’arrivais par le travers du ponton du Grand-Banc et continuai ma route pour le Verdon je mouillai en petite rade à 1 heures et demie du soir. 20 décembre 1894 - CAMBRIAN WARRIOR (Annales du Secours Maritime) Au jour, le vent et' la mer étant trop forts pour aller sur rade de Royan reprendre mon poste, je dus rester au mouillage pour attendre une embellie. Sur les 8.heures et demie dans une éclaircie, j'aperçus à Pointe de Grave un grand navire anglais, le Cambrian Warrior de Liverpool, capitaine WILLIAMS, venant de Saïgon à destination de Bordeaux, mouillé, et à son grand mât le signal conventionnel demandant le Progrès. Immédiatement je me rendis à son appel et à 9 heures je prenais la remorque pour le conduire à Pauillac ; le vent était si violent que j'eus toutes les peines du monde pour le faire éviter et lui mettre le cap en route; puis vers les 11 heures, dans un grain, le remorqueur et le navire ayant manqué-à-gouverner, la remorqué en fouettant fit faire au Progrès des avaries qui m'obligèrent de la larguer et de faire mouiller le navire dans le chenal de la rivière un peu en bas du feu flottant de Talais. Les avaries occasionnées par la remorque sont les suivantes : un bossoir de la baleinière cassé, les pavois et lisse-de tribord arrière écrasés, plus les goujons de l'autoclave du trou d'homme de la chaudière cassés, ce qui nous mettait dans l'impossibilité de reprendre la mer ; je fis alors route pour Bordeaux pour faire faire les réparations au plus vite. Je suis arrivé à Bordeaux aux chantiers de la Compagnie vers les 7 heures. Ce matin on a commencé les réparations et j'espère que samedi soir ou dimanche matin, j'irai reprendre mon poste sur rade de Royan.. 13 novembre 1915 – BERNABE (Annales du sauvetage maritime) Avisés par le sémaphore de Coubre vers 9 h. 30 du matin le 13 novembre 1915, que le vapeur « Bernabe », capitaine ZABALA de Bilbao, 24 hommes d'équipage, venait à la côte au Roître-des-Bassets, près la pointe espagnole, et demandait du secours immédiat, nous nous sommes rendus sur les lieux avec le personnel des gardiens du phare et quelques lignes de sauvetage ; aidés par les soldats de la batterie de Bonne-Anse, gardes forestiers et douaniers, nous avons contribué au sauvetage de l'équipage avec notre personnel. Le maître de phare, BAUDRIT. 1940 - FLANDRE II Navire sabordé et échoué à la côte, en 1940, à 500 m du feu antérieur de l'alignement de La Palmyre. 1940 - CAPITANO TRANTINI Ce sous-marin italien faisait surface au large de l’embouchure de la Gironde, pour retrouver l’escorteur qui devait le protéger pour rentrer à la base sous-marine de Bordeaux. Il a alors été torpillé par un sous-marin britannique. 1943 - ALFRED MEYER Ce chalutier français avait été réquisitionné par la marine allemande comme dragueur de mines. Il a heurté par une mine puis a été coulé par la R.A.F. L'épave, située à 23 miles au large de Biscarosse, est en bon état, elle est coupée en deux morceaux posés bien droits sur le fond. 1946 - ANTIETAM Pétrolier panaméen coulé, en 1946, au nord de la bouée 2A du chenal de la Gironde. L'épave est coupée en deux. 29 novembre 1945 - HOLLYWOOD Ce paquebot s’échoue sur la côte médocaine à 1,5 miles au sud-ouest de Soulac. Ses restes découvrent encore à marée basse. (http://www.medoc- actif.eu/fr/excursions/hollywood-en-medoc.html ) 1946 - DAVID CARDWELL Liberty-ship américain coulé en 1946, à l'ouest de la pointe de la Coubre. Il y a quelques années, les superstructures de l'épave étaient encore émergées. L’épave est très envasée.

2. LANDES et ARCACHON

Mars 1968 - EPERVIER Ce thonier est projeté contre les blocs de l’Artha an rentrant au port de Saint-Jean-de-Luz (4 morts). Décembre 1968 - ENARXIS Ce cargo grec s’échoue sur la Grande plage de Saint-Jean-de-Luz. 1976 - COTE BLEUE Dit aussi "Le Chalutier du Trou Saint Yves" car il coule par 16m de profondeur dans ce trou. L'épave est en train de se dégrader. Elle est située près de la jetée de la Chapelle à Arcachon. 1969 - JEAN-PIERRE L=27m P=20m Ce chalutier a coulé en 1969. L'épave est très ensablée, elle est située près de la jetée d'Eyrac à Arcachon. 1991 - X dit "Le Chris Craft" Vedette coulée par 17m près de la dune du Pyla. 29 juillet 2016 - SAMATHEO Ce fileyeur prend feu au large des côtes landaises, les quatre hommes d’équipage sautent à l’eau. Ils seront récupérés une heure plus tard (un noyé).

3. PAYS BASQUE

20 avril 1849 - SAINTT ANDRÉ Il s'échoue entre le nord de la Chambre d'Amour et la Barre. 18 février 1853 - brick-goélette FRANÇOIS S'échoue à son tour à l'extrémité sud de l'embouchure de l'Adour. 14 janvier 1854 -brick GARELLE Il sombre à l'intérieur de la Barre. 20 février 1855, brick-goélette AIMABLE AUGUSTA S'échoue au sud de l'embouchure de l'Adour 19 mai 1856 - HÉLÉNA Ce navire s'échoue aussi à l'embouchure sud de l'Adour. 11 janvier 1857 - BERTHE Coule sur la Barre de l'Adour. 19 mars 1860, LA SIDONIE Ce chasse-marée s'échoue du côté de la Chambre d'Amour. 9 mars 1876 - BAYONNAIS Sombre en 4 jours sur la Barre de l'Adour. 17 septembre 1882 - LISTER Ce trois mats norvégien alors qu'il se faisait remorquer depuis cinq jours, finit par se mettre en travers du fleuve Adour ce qui lui sera fatal. 1897 - EMILE Se rendant de son port d'attache Bordeaux vers Cayenne, il subit une avarie à la barre de la rivière Adour et dut être remorqué vers Saint Jean de Luz par le SS BOUCAU qui recueillit l'équipage. Le câble de remorque ayant cassé, il fut drossé sur des rochers et se fracassa. 17 décembre 1910 - MAROON Ce vapeur charbonnier anglais en provenance de Glasgow, est victime d'une avarie alors qu'il se prépare à passer la barre de l'Adour. Il est rapidement déporté devant Biarritz et mouille l'ancre à moins d'un demi mille de la Roche Plate. Un fort vent de sud commence à souffler et l'état de la mer n'autorise aucune tentative de sauvetage par le remorqueur de la Chambre de Commerce, ni par le canot de sauvetage de Socoa. Le guide-baigneur Labadie part à la nage et ramène le capitaine à terre. L'amarre lancée avec le canon porte-amarre permet d'établir un va et vient et l'équipage peut quitter le navire qui dérive vers la Chambre d'Amour où il s'échoue. Dix sept membres d'équipage sur les dix huit qui sont à son bord sont sauvés. 27 janv 1930 - cargo charbonnier à vapeur KNEBWORTH Il arrive le 22 janvier à la barre de l’Adout. Le pilote le déplace plusieurs fois au cours des jours qui suivent, puis ne revient plus. Le 27, le mauvais temps arrivant, le capitaine décide de se réancrer au large. Lors de la manœuvre, des problèmes de machine empêchent de remonter l’ancre complètement Le KNEBWORTH dérive vers la terre. Les ceintures de sauvetage sont distribuées car il est impossible de mettre à l'eau les deux canots tant la mer déferle sur les roches. Un SOS est envoyé et à 9 heures. Le jour suivant une ligne de vie est reçue sur le navire. Huit hommes sont sauvés de cette manière. Le 29 janvier, la mer se calme un peu et un navire de pêche réussit à s'approcher pour sauver le reste de l'équipage. 7 novembre 1930 - SANTA RITA Ce navire n'ayant pu obtenir de pilote pour rentrer durant une tempête, tente de passer la barre de l'Adour. Il heurte l'estacade ce qui crée une brèche. Le navire dérive et s'échoue sur la plage. Les vingt-trois hommes d'équipage sont sauvés par des va et vient depuis le sable. -17 novembre 1938 - WALBORG Ce cargo hollandais pris dans une tempête, fait naufrage sur la barre de l'Adour. Les seize membres de l'équipage sont sauvés là aussi par un va et vient. 1960 - CRUZ SEGUNDO dit "le morutier" Ce chalutier espagnol de 33 mètres a coulé, dans les années 1960, à 3 miles au nord-ouest de Biarritz. Il était venu faire le plein de carburant dans ce port, Le feu s'est déclaré à bord. Il a pris de la gîte et a coulé. Il y a eu trois disparus. La coque est encore en très bon état et riche en faune. Elle est située à une centaine de mètres de l'épave de l'aiglon. Voir revue océans n° 275. Mars 1968 - thonier EPERVIER Il est projeté contre les blocs de l’Artha an rentrant au port de Saint-Jean-de-Luz (4 morts). Décembre 1968, ENARXIS Ce cargo grec s’échoue sur la Grande plage de Saint-Jean-de-Luz. 5 décembre 1969 – EVIALIA Cargo grec échoué à Capbreton « en croyant entrer à Bayonne. L’énorme cargo semblait vouloir entrer, vers 11 heures, dans le port, malgré les cris et gestes de pêcheurs à la ligne stupéfaits. Il s’ensablait vers midi, à cinquante mètres de la plage landaise, s’arrêtant à une vingtaine de mètres de la célèbre jetée. 12 décembre 1969 - ROMULUS Il se présente devant Bayonne mais doit attendre la marée pour entrer au port. Le lendemain matin, le pilote monte à bord mais la machine ne démarre pas. C'est la panne! Le temps est au beau, le Capitaine Mazzolini décide d'entreprendre la réparation. Le dimanche, la tempête se lève. Le lundi soir, l'incident se transforme en tragédie. Le Romulus chasse sur ses ancres, dérive et heurte la jetée nord. Il se brise en trois morceaux. Le Capitaine Mazzolini et quatre hommes d'équipage sont emportés par une énorme vague. Les vingt et un autres membres d'équipage trouvent refuge dans la cheminée, à l'arrière du navire. Un groupe d'hommes courageux va les sauver avec l'assistance de l'énorme grue "Titan", utilisée pour construire la fameuse digue! Julien Miniconi, Georges Labro, Jean Lissardi, et d'autres héros vont, au péril de leur vie, sauver les vingt et un marins de l'épave du Romulus. Le Romulus, ici drossé contre la digue du Boucau, est en plein naufrage. Ce choc sur la grande digue lui est fatal puisqu'il s'y disloque en trois partie... 12 octobre 1997 - CAPETAN TZANNIS Vraquier grec sous pavillon panaméen de 143 mètres de long et en provenance des îles du Cap Vert, se
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